dimanche 28 janvier 2007

Premier de cordée



Dès le dimanche, je suis allé me promener dans les différents quartiers de Copenhague. L'avantage, c'est que c'est une ville petite qu'on peut traverser sans problème à pied. Ce que j'en ai vu m'a l'air charmant, il y a beaucoup de châteaux, de musées. Les bâtiments sont souvent réussis d'un point de vue architectural et colorés comme en Allemagne. Sinon, j'ai aussi profité de ma première journée sur place pour rencontrer des VIE français, histoire de partager nos expériences.

Et le lundi je découvrai – sous une bonne neige d'hiver - ma boîte et mes collègues. C'est tout mignon, je bosse dans un bâtiment où il y a 30 personnes à tout casser et encore ils sont rarement tous là parce qu'il y a souvent des réunions à droite à gauche. Et à midi, on a notre propre petite cantine avec une cuisinière personnelle qui prépare un buffet chaud et froid. So cute! J'ai l'impression de retourner à la cantine comme en maternelle… mais c'est très cool. Ici, l'hiver a commencé avec mon arrivée. La neige est là et crée de belles atmosphères d'hiver.

Sin City



Après être arrivé dans l'aéroport ultra-moderne de Copenhague, j'ai rejoint mon hôtel. Le temps de trouver un appart, je loge en effet dans un hôtel payé par ma boîte tout près de la Gare Centrale. Comme je dois prendre les RER locaux pour rejoindre les bureaux d'Air Liquide, situés dans une banlieue qui s'appelle Ballerup, c'est assez pratique. Mais comme SAS, la compagnie aérienne scandinave, ne propose aucun repas sur son vol Paris-Copenhague et que j'arrivais le soir au Danemark, sitôt arrivé à l'hôtel, je me suis mis en quête d'un sandwich.
Je me dirige vers la 1ère rue importante du coin et je la parcoure pour chercher les take away locaux. Bon, il faut dire que la rue n'était pas folichonne ni les gens que je croisais mais je passe devant 4 ou 5 sex-shops et autres boîtes de strip-tease. Là, je me dis, Copenhague, c'est assez étrange quand même! Comme je l'ai appris plus tard, cette rue est LA rue "chaude" de Copenhague, le Pigalle local et le reste de la ville n'a vraiment rien à voir, ce n'est pas du tout glauque comme ça. Mais c'était étonnant comme premier contact!

Vous pouvez d'ailleurs admirer ci-dessus mon magnifique hôtel et le hall non moins impressionnant de la Gare Centrale. Il faut se contenter de ça pour l'instant comme photos...

Bienvenue à Gattaca

En fait, avant de partir, j'avais du mal à y croire; j'avais l'impression que ce départ était irréel. Pour tout dire, je me voyais presque partir en week-end à Copenhague mais j'avais du mal à imaginer que je partais pour vivre plus d'un an ici. Tu expliques à tout le monde que tu vas partir pour telle boîte, pour tel poste, dans telle ville mais en fait, la seule chose auquelle tu peux te raccrocher, c'est les quelques infos que tu as glanés au cours des entretiens. Sinon, tout ça n'a aucune réalité avant que tu sois sur place.

Bon, j'avoue, c'est vrai, au moment des adieux et particulièrement quand tu dis au revoir aux parents à Roissy, avant de t'envoler dans les escalators futuristes style "Bienvenue à Gattaca", tu as un vrai pincement au cœur! Tu espères que tu ne t'envoles pour un an de galère. Et tu te demandes qu'est-ce que du vas chercher ailleurs finalement : c'était pas plus simple finalement de rester sur place avec tous les gens que tu connais, où tu as construit ta vie depuis que tu es né? Mais tout ça ne dure qu'un temps et j'étais très excité à l'idée de découvrir ma nouvelle vie…

L'Auberge Espagnole

Voilà, ça y est, c'est fait, je suis au Danemark! Tout s'est fait finalement très vite, entre ma réponse définitive à Air Liquide (le 5 janvier) et mon arrivée à Copenhague (le 20). Mais c'est bien comme ça parce que je n'ai pas eu le temps de cogiter!

C'est fou le nombre de formalités auxquelles il faut penser avant son départ. Ces 2 semaines n'ont pas été de trop pour m'occuper des questions de téléphone portable, de banque, d'assurance, de papiers divers et variés, et bien sûr des bagages, … tous ces trucs qui sont censés nous rendre la vie facile et qui font de notre monde un truc assez insupportable parfois.

Je repensais à cette exclamation de Romain Duris dans L’Auberge Espagnole au moment où il doit constituer son dossier Erasmus à travers une multitude de formulaires : « Je ne sais pas pourquoi, de façon générale, le monde est devenu un tel bordel. (…) Tout est compliqué, mal foutu, pas rangé. Avant, y avait des champs, avec des vaches, des poules, tout était beaucoup plus simple, j’imagine (…). Avant, on avait un rapport direct aux choses. »

J'adore cette séquence parce c'est exactement ce qu'on ressent au quotidien : je déteste (mais je ne pense pas être le seul) toutes les formalités administratives et je me demande souvent pourquoi on en arrive à avoir des vies si compliquées. Bon, ça c'était pour la minute philosophique du blog, je rassure d'avance les lecteurs, je me limiterai à l'avenir…